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Mahaballipuram, histoire de pierres

Du lundi 29 au mercredi 31 mars 2010

Après cette étape décevante, nous partons pour Mahaballipuram, une ville à mi-parcours avec Chennai (Madras) d’où nous prendrons notre train pour Varanassi. Mahaballipuram est une ville aux multiples temples toujours réputée de nos jours pour ses sculpteurs de pierre. Un anglais Stephen Cox, spécialiste des sculptures monumentales, y a même posé son atelier pour y exercer son art.

La chaleur est pesante, le lever et le coucher du soleil sont les meilleures périodes dans la journée pour effectuer des visites. Nous nous rendons donc sur le site du Shore Temple de bon matin. Vincent, nous lit avec l’accent de la reine d’Angleterre, les différents panneaux explicatifs. Nous sommes seuls sur le site. Des échafaudages en bambou recouvrent une partie du monument. De nombreuses sculptures sont rongées par le temps et l’air marin. Certaines sculptures sont recouvertes d’un emplâtre blanc, qui représentent les formes effacés par le temps. Nous restons un moment sur place pour admirer les différentes divinités sculptées, et de seuls sur le site nous sommes bientôt presque une centaine, un car de jeune fille en voyage scolaire, quatre-vingt demoiselles exactement, aux habits chatoyants nous ayant rejoins.

Nous sommes une attraction supplémentaire et sommes pris en photo. Fous rire et bonne humeur garantis. Nous passons là nos dernières heures ensemble. François et Vincent prennent la route seuls vers Palolem dans le sud de Goa. Nous restons une nuit de plus avant de reprendre la route à notre tour mais vers le nord du pays.

Lors d’une balade entre deux sites, un sculpteur nous accoste. Nous l’avions croisé la veille et Vivi le cherchait du regard pour le saluer. Installé de l’autre côté de la rue, c’est lui qui nous interpelle. Il nous convie dans son magasin un instant. Nous discutons un bon moment avec lui. Aucune proposition de vente d’objet ou de quoique ce soit. C’est un peu comme si il avait quelque chose, un message à nous transmettre. Cela fait quatre mois que nous sommes en Inde et il nous dit que nous somme prêts pour aller à la découverte de Varanasi. Il nous offre un médaillon et son plus grand sourire. Étrange et belle rencontre.

Pondichichi!

Pondichichi

Du jeudi 25 au dimanche 28 mars 2010

Nous quittons Fort Cochin et la cote Ouest en direction de la côte Est, à destination de Pondichéry. Le train nous emmène d’abord sur Chennai (anciennement Madras) que nous traversons en auto-rickshaw. François et Vincent prennent la température de la circulation dans les grandes villes. Ils ont bien cru y mourir trois ou quatre fois. Après un second train, il nous faut reprendre la route. Nos invités décident de nous offrir le taxi cette fois, et c’est comme cela que nous nous retrouvons dans une magnifique Ambassador toute blanche qui nous conduit au bord de la mer. Vincent et François souhaitent dormir dans un hôtel moyen de gamme, la nuit tombant, nous y prenons également une chambre. Cet hôtel fait partie de la société Sri Aurobindo qui gère l’héritage culturel et patrimonial de Sri Aurobindo, philosophe et fondateur de l’ashram où sont enseignées ses idées, et de sa femme française que l’on nomme « Mother » ou Mère fondatrice d’Auroville.

L’accueil est froid et austère tout comme les chambres où trônent les portraits des deux fondateurs, Sri Aurobindo et Mother, que nous nous empressons de retourner, le regard de Mother fait froid dans le dos! La photo de La Mère et son regard glacial se retrouve dans des bâtiments gris et blanc aux quatre coins de la ville, car la société Sri Aurobindo possède une grande partie des batiments dans l’ancienne ville coloniale. Elle deviendra vite « celle-dont-on-ne-dit-pas-le-nom » comme un mot de passe pour se détacher de cette impression de secte qui nous envahi dès les premiers instants. L’hébergement à beau être au bord de l’eau, nous n’y passerons qu’une nuit. Vincent et François préfèrent rester, même si eux aussi trouve l’endroit des plus étranges.

Nous quittons les lieux, mais pour nous retrouver chez les mêmes propriétaires ! L’accueil n’y ait pas mieux, le premier responsable prétend qu’il ne reste plus de chambres à Tom, mais dit oui à Vivi qui revient un quart d’heure plus tard, pour un hôtel qui se révèle presque vide. Le règlement intérieur est pire qu’un pensionnat pour jeunes délinquants avec couvre feu à 22h30, mais le coût est dérisoire. On a le droit de rien et toujours ces mêmes portraits partout. On doit faire attention à notre budget, nous prenons la chambre. Toutes ces restrictions, ces accueils froids, ces méfiances font que nous garderons un très mauvais souvenir de la ville. Nous n’arriverons pas au cours de nos balades dans le quartier français, aux noms évocateurs comme la rue de Suffren ou la rue Saint Louis, à trouver quelque chose pour nous faire sentir mieux. Bien sûr, il y une boulangerie avec des croissants, des vrais de vrais. Mais cela ne suffit pas. Seule la partie indienne, de l’autre côté de la rivière, plus colorée avec ses temples et ses vaches, nous donnera une image vivante de la ville. Nous partons après seulement trois jours, sans même visiter Auroville comme prévu initialement. Pour nous quatre, l’impression de lourdeur de « Pondi Chichi » n’est pas seulement dû à la chaleur ambiante.

Mahaballipuram est notre dernière étape ensemble. Cette petite ville est surtout réputée pour ses quelques temples et ses sculpteurs de pierre. Un anglais Stephen Cox, spécialiste des sculptures monumentales, y a même posé son atelier pour y exercer son art. Bien que la ville soit en bord de mer, nous n’irons pas sur la plage qui est d’une rare saleté. Nous visitons les temples, qui valent le détour, au lever et au coucher du soleil. Lors d’une de nos visites, nous sommes rejoins par quatre-vingt demoiselles aux habits chatoyants en voyage scolaire. Fous rire et bonne humeur garantis.

C’est déjà l’heure de nous quitter. François et Vincent reprennent la route seuls cette fois vers Goa. Ils y découvriront le Sud de l’Etat avec Palolem pour quelques jours de repos au soleil avant de rentrer en France. Nous restons une nuit de plus avant de reprendre la route à notre tour mais vers le Nord. Lors d’une balade entre deux sites classés, un sculpteur nous accoste. Nous l’avions croisé la veille et Vivi le cherchait du regard pour le saluer. Installé de l’autre côté de la rue, c’est lui qui nous interpelle. Il nous convie dans son magasin un instant. Nous discutons un bon moment avec lui. Aucune proposition de vente d’objet ou de quoique ce soit. C’est un peu comme-ci, il avait quelque chose, un message à nous transmettre. Cela fait quatre mois que nous sommes en Inde et il nous dit que nous somme prêts pour aller à la découvert de Varanasi. En partant, il nous offre un médaillon et son plus grand sourire. Curieuse et belle rencontre.

Couleurs du Kerala

Kochi

Du samedi 13 au mercredi 24 mars 2010

Nous avons de la visite. Vincent et François, l’oncle de Tom, ont atterri à Panaji et après 15 jours à Gokarna, nous sommes remontés vers Goa pour les accueillir et les emmener passer quelques jours dans les huttes d’Arambol. Ils sont là pour à peine 3 semaines et dès la sortie de l’avion, ils savent qu’ils vont revenir !!! Nous leur faisons découvrir la ville et sa rue commerçante, le village aux couleurs plus indiennes, la plage et ses restaurants (Crazy Mama et le Rice Bowl), la petite boulangerie et ses « chocoball », les massages ayurvédiques, bref, tout ce qu’on a eu le temps d’expérimenter.

Cap sur le Sud. Il fait déjà bien chaud, mais tout le monde a envie d’aller faire un tour dans les « backwaters » du Kérala. Pour se déplacer, beaucoup prennent le taxi sur de courte distance et l’avion pour les plus grandes. Nos amis souhaitent vivre ce séjour comme un bout de notre voyage, nous les emmenons donc en direction de la gare ! La chaleur est telle que Vincent et François expriment tout de même un bémol et prennent deux couchettes avec air conditionné. Rassemblé devant un thé et quelques gâteaux le lendemain matin, ils nous avouent qu’ils nous rejoindront la prochaine fois en sleepers, tous deux étant bon pour un gros mal de gorge.

Kochi, anciennement Cochin, est notre premier arrêt. Ancien comptoir portugais, hollandais puis britannique, la ville a gardé une nonchalance des plus plaisante. Quelques filets de pêcheurs qui seraient une trace du passage des chinois, une grande place, de grands arbres centenaires et une architecture coloniale. Notre guesthouse est juste en face d’un café-galerie d’art où se mêle, jeunes indiens branchés et touristes, autour de petit-déjeuners et autres pâtisseries. Les propriétaires ont ouvert un restaurant dans une rue pas loin de là où l’on y déguste de bons plats locaux avec une touche occidentale. Un salon de thé et un autre restaurant découverts par Vincent nous verrons passés plusieurs fois leurs portes. Comme vous l’aurez compris, on a fait le plein de bonnes choses…

Mais c’est aussi là qu’il nous arrive l’une des plus grosse tuile du voyage. Alors que Vivi discute avec François, elle voit Tom tomber à l’eau. Invité par un pêcheur à voir les filets chinois de plus près, il glisse et se retrouve trempé. Cela n’aurait pas été bien grave si son appareil photo n’était pas tombé à l’eau avec lui. Après plusieurs aller-retour dans un laboratoire Canon, nous décidons de ne pas le faire réparer, c’est bien trop onéreux. Gros coup de déprime pour Tom.

François a réservé un tour dans les backwaters avec notre hôtel. La journée nous fait du bien. La matinée est consacrée aux petits canaux avec visite de quelques ateliers de fabrique de corde en fibre de coco et production de poivre et noix de muscade. On découvre une végétation luxuriante. Après un délicieux thali, nous embarquons à bord d’un bateau traditionnel couvert pour une après-midi de navigation. Nous passerons également une journée à nous faire masser dans une centre ayurvédique dans une petite île en face de Fort Cochin. Nous y rencontrons Eric, un flamand qui s’y fait soigner depuis quelques jours. L’ambiance est des plus relaxante et les propriétaires sont d’une extrême gentillesse.

Fais pas bon d’être un poulet au pays de la vache sacrée !

Bassin

Du samedi 27 février au vendredi 12 mars 2010

Ce passage en ville nous a donné envie de revenir citadin. Non que nous étions fatigués de la plage mais un repas avec quelques backpackers, suivant la Banana Pancake Highway et se dirigeant tous vers d’autres plages, celles de Thaïlande, nous ont définitivement convaincu de retourner, comment dire, plus près des habitants et pour l’heure plus en Inde! Gokarna est une ville sacrée, dont le surnom serait le « petit Benarès ». L’accès aux temples y est strictement interdit aux étrangers, sans qu’on en connaisse vraiment la raison, mais on peut y croisés de nombreux brahmanes, des indiens de la caste la plus élevée. C’est d’ailleurs pour cette raison que la fête de Holy n’y sera pas célébrée dans quelques jours. Holy est une fête où on se jette des couleurs qui ne sont nettoyées qu’avec la mousson et les religieux brahmanes n’ont pas envie de vivre avec ses couleurs sur leurs murs si longtemps. Dommage pour nous.

Nous recroisons François « bon matin », notre québécois d’Arambol. Il nous dit avoir croisé Yanis et Sarah (le jeune couple au violoncelle), mais après un arrêt à leur guesthouse nous verrons qu’ils sont déjà repartis. Nous revoyons François à plusieurs reprises aux heures de repas. Il vit sur la plage de Kudle Beach. Il y prend des cours de yoga. Avec une location de vélo il explore tous les environs et fais des vidéos de ses découvertes. Il nous présentera Poncho, un breton qui vient tous les ans ici depuis quatre ans pour s’y ressourcer. Il offre des cours de méditations chaque fin d’après midi dans sa maison louée au bord de la plage. Il ne se déplace qu’en Royal Enfield. Ici, il a trouvé une voie spirituelle grâce au vipassana.

De nombreux habitants se rejoignent sur la plage de la ville au soleil couchant pour y discuter sur le sable, mettre quelques pieds dans l’eau ou s’y mouiller tout habillé. Très longue, elle sera parfaite pour y faire le footing du matin. Un autre plan d’eau est lieu de rendez-vous. Un grand bassin qui sert d’endroit pour faire des ablutions mais aussi sa lessive ! En marchant avec François, on croise un temple avec des ex-voto en forme de cobra. Un passant nous explique que ce lieu est destiné aux personnes qui ont envie d’avoir des enfants ou qui ont des soucis avec leur sexualité !

Rencontre avec Jeanine qui a vécu toute sa jeunesse dans le 18ème. On aurait pu être voisins! Elle nous parle du boulevard Rochechouart, des cinémas thématiques qu’on pouvait y trouver. Les salles obscures avaient un thème bien particulier, une pour les westerns, une pour les policiers, une pour les films d’amour et avant chaque film, on pouvait visionner les actualités…. elle nous dit aussi qu’il y avait le cirque Médrano tout près de son école et qu’elle entendait les lions rugir alors qu’elle était en classe ! On a dû mal à croire qu’elle vient de dépasser ses soixante quinze printemps. Voyageuse dans l’âme, elle se rend seule en Inde depuis plusieurs années pour deux mois et demi pendant lesquels elle parcoure cet immense territoire petit à petit. Cette année, sa belle fille l’a rejoint pour quelques semaines, c’est la première fois que quelqu’un de proche partage son périple et Jeanine a hâte de rentrer pour pouvoir en parler avec elle. Nous passerons plusieurs soirées bien agréables ensemble au restaurant du bord de la plage où la brise marine est des plus sympathique par ces températures.

Les derniers jours, nous parcourons les échoppes pour compléter les quelques cadeaux que nous souhaitons envoyer à nos familles. Bâtonnets d’encens, bracelets en verre, pachmina, sac coloré et lunghi, qui sont les tissus de diverses couleurs que portent les hommes, (chacune d’elle ayant une signification bien précise), thé et cartes postales à l’effigie de divinité. Vivi s’aventure à la recherche de la poste qui s’occupe de l’envoi des colis, celle du centre ville ne s’occupant que du courrier. François nous avait indiqué une boîte aux lettres rouges sur le devant. Vivi se fait aborder comme d’habitude par un auto-rickshaw. « Nahin, nahin, No thank you !!! ». Puis, elle se ravise et demande où se trouve l’endroit pour faire les parcels pour la poste et mime le geste de couture. Mabou, aux aguets, lui demande de le suivre. Son frère est tailleur et prépare les colis. Une fois le paquet cousu, Mabou convie Vivi à le suivre de nouveau pour la poste. L’endroit est frais, ça fait du bien par cette chaleur !

Sur le chemin du retour, il lui demande si elle a eu l’occasion de visiter des temples. Non, malheureusement et pour cause, rappelez-vous, à Gokarna, l’accès aux temples est fermé aux étrangers. Il lui propose de le suivre une nouvelle fois. Voilà Vivi conviée à l’intérieur d’un temple plein de cloches accrochées au plafond que chacun fait sonner une ou deux fois à son entrée. On y entre en suivant le sens de aiguilles d’une montre. Un espace laisse apercevoir la divinité. Mabou demande à Vivi de sonner la cloche et de s’asseoir. « Tu souhaites faire un puja (offrande)? » « Pourquoi pas ?! ». Mabou revient quelques minutes plus tard avec un plateau contenant, noix de coco, bananes, fleurs, sucres. Le plateau doit être présenté aux brahmanes qui fait la bénédiction. Moment privilégié. Elle apprend avant de sortir du temple que chaque jour des poulets sont sacrifiés aux dieux.

Cap au Sud

Couleur

Du mercredi 24 au vendredi 26 février 2010

Nous prenons un train local en gare de Pernem. Sur le quai nous rencontrons Antoine un français avec qui nous échangeons paroles et bouquins. Il remonte sur Bombay rejoindre sa copine qui y fait un stage à l’Alliance Française. Il nous raconte ses aventures en Inde dont son périple en vélo indien (assez lourd) qui lui a fait suivre toute la côte de Mumbai à Goa.

En Inde, portes et fenêtres des trains restent le plus souvent ouvertes. C’est agréable de pouvoir s’asseoir sur le pas de la porte et de regarder le paysage défiler. Images de cartes postale, images qu’on se faisait du pays avant d’y arriver. Mais au delà de cette liberté agréable pour nous simple voyageur, cela révèle surtout que les gens sont responsables d’eux-mêmes ici, la compagnie des trains déclinant toute responsabilité en cas de chute éventuelle. Les accidents sont malheureusement fréquents quand les trains sont bondés.

Stop à Margao le temps d’un changement pour Gokarna. Cet arrêt de plus de trois heures nous laisse le temps d’aller manger en ville. Nous nous attablons dans un bistrot à l’atmosphère coloniale qui semble avoir conservé son âme portugaise d’antan. Il est trop tôt pour déjeuner, peu importe, nous commandons un petit-déj ! Midi étant arrivé, nous le faisons suivre d’un « chicken fried rice », un plat qui ne déçoit pratiquement jamais. Vivi joue la gourmande et commande un dessert, une spécialité de Goa, un flan, le bebinca. Le thé est délicieux et l’ambiance nonchalante.

Nous arrivons en gare de Gokarna Road. De nombreux auto-rickshaw nous proposent toutes sortes de prix extravagants en direction de Om Beach, notre destination. Vivi interpelle deux occidentaux pour leur proposer de partager un véhicule. En route, Eric nous dit qu’il est arrivé il y a à peine trois semaines des Alpes. Sa compagne de voyage, qu’il a rencontré dans le train est grecque et ne vient que pour quelques heures en repérage d’une plage où séjourner les prochains jours. Eric va rejoindre de la famille dans un hébergement de luxe.

Nous nous trouvons une petite chambre au bord de l’eau pour moins de trois euros. On aura jamais été aussi proches des vagues. L’endroit est simple, la douche rustique, mais le propriétaire est sympathique et propose de la bonne cuisine. Les vaches sont ici plus nerveuses et sportives qu’à Arambol et effectuent de spectaculaires courses poursuites.

Un sentier le long de la côte permet de rejoindre des plages inaccessibles par la route. Le long de ce sentier, quelques huttes perdues au milieu de nulle part. Paradise beach est l’une d’elles mais ne nous fait pas l’effet escompter. Un panneau y interdit la baignade! Nous décidons de prendre un bateau pour aller voir à quoi ressemble la ville de Gokarna. Beaucoup disent que cette ville à conserver une atmosphère typique très rurale et religieuse.