Gulnara B&B ou le refuge des backpackers de Tachkent

Laghman

Vendredi 6 novembre 2009

Après toutes ses émotions, il est bon de se voir accueillir avec le sourire. Gulnara est le nom de la propriétaire d’un B&B en plein milieu du vieux Tachkent non loin du fabuleux bazar Chorsu. Nous logerons dans une chambre calme donnant sur la jolie cours carrée parsemée d’arbres fruitiers (Amandine, il s’agit de kakis). Cette adresse est connue pour être le repère des backpackers cloués dans la ville par les demandes de visas. Le bazar voisin est un endroit coloré, plein de senteurs où l’on trouve de tout, même ce à quoi on ne penserait pas. L’œil de Vivi est arrêté sur des petites boules blanches. En discutant avec la vendeuse et son fils, elle apprend qu’il s’agit de boule de fromage et s’en voit offrir un petit paquet. Cet endroit, où chaque stand est un prétexte à prendre une photo, sera notre principal lieu de promenade et va nous permettre de nous approvisionner, une cuisine étant à disposition chez Gulnara.

Pendant ces premiers jours, nous rencontrerons de nombreux autres voyageurs. Lionel, un pompier de Barcelone qui nous recommande chaudement d’aller en Iran. Après des années de bourlingue, il a envie de se poser un peu. Peut-être prendra-t-il d’avantage ses vacances sur Paris, pour profiter de sa petite amie. Nous rencontrons également Jack, Matt et Keith, trois cyclistes britanniques coincés par la demande du visa chinois. Partis depuis mars dernier et après un stop de 3 mois en Turquie, ils pensent passer la frontière chinoise comme nous l’envisageons par le col d’Irkechtam. Ils devraient nous précédés de peu. Lors d’un petit déjeuner, nous engageons la conversation avec Josh et Carolina, deux étudiants canadiens de Winnipeg. Chaque année leur 3 mois de vacances leur permettent de voyager et de découvrir une nouvelle partie du monde. Josh serait bien resté à Bichkek. Il nous raconte comment il voyage léger depuis qu’il s’est fait volé son sac au Costa Rica lors d’un précédent voyage. Nous improvisons une soirée crêpe, ce qui a le mérite de nous faire rencontrer d’autres voyageurs du B&B.

Nous avons aussi le plaisir de revoir Urs. Il nous présente son amie Katia avec qui il va faire route jusqu’en Inde. Nous dînons assis sur un takhtan (sorte de grand lit en bois où il est posé une table basse avec de gros coussins). Au menu laghman (nouilles, peut-être les ancêtres des spaghettis, cuisinées dans un bouillon et accompagnées de viande et de quelques légumes, photo du post) dans un chaïkana (restaurant, salon de thé des quartiers populaires).

Nous laissons les demandes de visas en suspens, souhaitant quitter la ville d’ici peu pour rejoindre notre amie Frisette voyageant dans le pays. Notre court séjour sur Tachkent ne nous permet pas de commencer les démarches. Nous prenons néanmoins notre temps et profitons du B&B et de ses voyageurs de passage. En partant en voyage nous n’aurions pas cru développer notre anglais de cette façon, mais les rencontres avec d’autres voyageurs surtout anglophones pour l’instant nous permettent d’ « improuver » nos connaissances linguistiques. Pour rencontrer des locaux, la barrière de la langue reste importante, il nous faudrait connaître le russe. Cette langue est la langue internationale de l’Asie centrale.

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Commentaires

ça donne trop faim !

romy qui mange tout ;)

Par la suite, à Boukhara et à Samarcande, vous avez dû remarquer que le « takhtan » – mot ouzbek donc turc – devenait « tchorpoy » – mot tadjik donc persan et signifiant « 4 pieds ». Non ? Bon ok… ;-)

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