Boukhara, ville musée ?
Samedi 7 novembre 2009
Quand on pense à l’Ouzbékistan, on pense Route de la Soie, caravansérail, etc. On a des images un peu floues, mais des images de coupoles bleues, eh bien en vrai, c’est tout à fait ça. Nous reprenons le train depuis Tachkent. Tom commande nos deux billets en russe sans que la caissière ne lui pose une seule question, il maîtrise !!! Nous voyageons à bord du Sharq, soit le train le plus moderne et le plus rapide du pays (un équivalent du Corail français). En fait, il est confortable mais bruyant… deux téléviseurs occupent le centre du wagon. Les contrôleurs s’assurent que le son est bien à fond ce qui est censé divertir les voyageurs. C’est surtout insupportable.
Notre premier stop se fait à Boukhara. Pourquoi ne pas s’arrêter à Samarcande, comme le voudrait le bon sens ? Pour vous situer sur la carte, Boukhara se situe après Samarcande en venant de Tachkent. Avouons-le, nous connaissons le programme de notre amie Frisette et voulons lui faire la surprise. La ville est assez petite et des plus touristique, il y a des marchands de souvenirs tous les deux mètres. Frisette est sortie, nous essayons d’aller à sa recherche. Le point central et le plus agréable est la place Lyab-i-Haouz. Vivi s’arrête devant des joueurs de dominos. Ils sont d’une habilité incroyable. L’ambiance est bonne enfant. Dans la soirée nous retrouvons Frisette. Nous avons fait une entorse à notre budget et avons pris une chambre dans son B&B « de luxe ». Elle est surprise et ravie tout comme nous à l’idée de partager ces deux journées supplémentaires tous les trois.
Le hors saison a ses bons côtés : moins de touristes. Mais c’est surtout le moment où les commerçants ferment pour effectuer des travaux de rénovations ! Le soir venu, deux canadiens avec qui Frisette a sympathisé, John et Ryan, nous proposent une bonne façon de nous réchauffer : une dégustation de vin !
Les vins ouzbeks que nous avons goûté ressemble plus à des vins d’apéritif (vin cuit) qu’à de véritables vins de table. Pour retenir deux noms; Muskatnoe en blanc, un équivalent réussi du Moscatel espagnol (hein Ben!) et Bagizagan en rouge (faire attention, tous les Bagizagan ne se valent pas). Nous goûtons aussi à une cuvée spéciale japonais, dans laquelle on a fait fermenter des queues de cerise.
Le lendemain, nous partons véritablement à la découverte de la ville. La plupart des bâtiments sont faits en pisé. Le minaret Kalon, se dresse sur une place entouré de la madrasa Mir-i-Arab et de la mosquée Kalon. Un ingénieux procédé anti-sismique à base de roseaux permet à la tour de tenir debout depuis 1127. C’est majestueux.
Une galerie photo attire notre attention. Nous y restons un moment et discutons avec son propriétaire. De nombreux photographes, dont des français ont travaillés avec lui sur des thèmes particuliers (des portraits de Gipsy, Tadjiks…). Puis, nous nous dirigeons vers l’Ark, la citadelle. Le prix de l’entrée nous fait faire demi-tour, cependant, nous montons sur le château d’eau branlant qui lui fait face d’où nous avons une superbe vue sur l’édifice. Il fait un froid de canard et nous irions bien boire un thé, mais tout est fermé.
Ne trouvant pas à nous réchauffer, nous pensons aux hammams. Ça nous coûtera 4 fois le prix local, mais le but est atteint. Tom va de son côté dans un hammam pour homme et aura le droit à un massage et à un tartinage de pâte au gingembre et au miel. Vivi et Frisette optent pour un scrap massage et se verront offert un maquillage à la ouzbek, à base de fleurs (ousma). Les sourcils sont surlignés de vert. Sur un sourcil brun ça rend plutôt bien et ça bruni les blondes !
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Toujours pas de nouvelles de vous 2, comment allez vous?
Tous mes voeux vous accompagnent pour cette nouvelles année!
Bises à bientôt
Vincent