Boukhara, el retour

Khiva

Jeudi 12 novembre 2009

A peine installés au Nasruddin Navruz comme nous l’avez conseillé Josh et Caroline sur Tachkent, nous fonçons vers les sites pour prendre quelques clichés avant le coucher du soleil. La lumière est fabuleuse entre 15 et 17h, les murs couleur sable se détachent merveilleusement sur le fond bleu azur du ciel, ambiance mille et une nuits garantie !

Au retour, nous nous arrêtons pour discuter un peu avec Catherine. Elle ne parle pas beaucoup anglais, mais on arrive quand même à se comprendre. Elle tient un commerce en face de la place du minaret Kalon. C’est elle qui avait emmené Vivi et Frisette au hammam lors du premier passage à Boukhara. Elle nous explique que son commerce marche surtout l’été. Elle désapprouve le fait qu’on se soit fait arnaquer et nous apprend comment dire que c’est trop cher : Orchin Dorga ! Nous apprendrons que c’est du tadjik plus tard.

Nous restons une bonne heure en sa compagnie puis retournons vers la place Lyab-I-Haouz pour y grignoter un morceau. Le serveur se souvient de nous. La place est en travaux, le bassin central se vide, décidément nous ne sommes plus dans la saison touristique !

Le lendemain matin, départ pour Khiva en taxi collectif. Notre hôte nous propose un chauffeur pour aller au bazar Karvon, lieu de départ des taxis. Ce dernier veut nous emmener jusqu’à Khiva, on patiente juste pour remplir la voiture d’autres passagers nous dit-il. Il prend nos sacs en otage. La négociation n’ayant pas eu lieu du coup on paye le prix fort. Inquiétude confirmée en croisant rapidement un français qui arrive à négocier son trajet à un prix bien plus intéressant.

Le ras-le-bol aidant, nous ne nous battons pas et partons avec ce chauffeur. La somme perdue nous paraît faramineuse sur place mais ne correspond qu’au prix d’un sandwich à Paris ! La mentalité d’arnaqueur des taxis, qui se confirme dans tous les pays traversés, nous laissent de mauvaise humeur, et empêche même certain de profiter pleinement du voyage comme nous le révèlera nos conversations avec d’autres backpackers. Mais au final, il faut toujours garder l’adage en tête « C’est lorsque l’on ne prend pas le temps que les problèmes commencent » et savoir relativiser nos erreurs de débutants !

Sur la route accidentée, on a parfois quelques frayeurs. Un chauffeur évitera toujours un trou sur la route. Du fait, on se retrouve parfois bien en face des voitures arrivant en sens inverse ! On fini par faire confiance à son destin, sa bonne étoile, ou n’importe quel dieu ! La route est longue, mais nous arrivons avant la nuit. Ce qui nous laisse le temps de poser nos sacs et de faire un petit tour de la ville. Nous crapahutons sur les toits pour prendre quelques clichés. La cité entourée de remparts en pisé est tout simplement magnifique.

Du trio touristique Samarcande, Boukhara, Khiva, la dernière, bien que plus petite, est certainement la plus belle et la plus authentique. Notre hôte Rachid, grand joueur d’échecs devant l’éternel, est réputé proposer les meilleurs petit-déjeuners de la ville, ce qui sera vérifié ! Il vend également des chapeaux et nous nous offrons un essayage de toques dans la cour.

Le français croisé précédemment s’installe à la même guesthouse que nous. Il s’appelle Martin. Il est parti depuis quelques années dont un an en Australie. Nous passerons notre début de soirée tous les trois. Une famille originaire de la Réunion se joindra à nous un peu plus tard. Une famille cosmopolite, dont les deux filles travaillent en métropole et en Allemagne et qui ont choisi l’Ouzbékistan pour se rejoindre. La guesthouse fait également table d’hôte et nous dinerons tous ensemble autour de mets locaux.

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