Chemins de traverse

Vendredi 13 novembre 2009
De manière inespérée, Rachid le propriétaire du B&B Mirzoboshi de Khiva nous organise en deux temps trois mouvements notre départ pour Nukus en incluant la visite des principales forteresses du Kharezm, les Elliq-Qala ou « cinquante forteresses ». Tom a largement convaincu Martin de venir voir le musée Savitski à Nukus. Nous partons donc tous les trois.
Nous repassons sur le pont de barges échouées en piteux état qui enjambe l’Amou-Daria entre Ourgentch et Khiva. Au bout d’une heure trente nous apercevons les premières ruines des forteresses en pisé qui dominent la plaine désertique. Magnifique et impressionnant. Il nous faut monter à pied, en traversant une langue de désert, où fuit les petites « marmottes » des sables, pour appréhender la grandeur des lieux. Il y avait ici trois forts sur plusieurs niveaux qui constituent l’Ayaz-Qala. Le site est majestueux, le vent puissant et le silence règnent ici en maître. Un campement de yourte a été aménagé en contrebas du site et propose des tours en chameaux.
Nous reprenons la route au soleil couchant. Certaines silhouettes de forteresses en ruines perchées sur des monts pourraient nous laisser croire que nous sommes dans le Nevada. Après une deuxième visite, la nuit tombe déjà. Le premier hôtel, conseillé par Rachid, refuse de baisser ses prix. Nous nous rendons au deuxième, l’hôtel Nukus, dans le pur style soviétique et nous y partagerons pour 10$ chacun une chambre surchauffée à trois lits.
Le lendemain, opération achat du billet de retour pour Tachkent. Jean, le conducteur de taxi qui nous accompagne à la gare nous raconte sa vie. Il est historien, mais son taxi lui permet de vivre bien mieux. Nukus est la capitale de la Karakalpakie (à dire très vite, 7 fois, en tournant sur soi-même !), une république semi-autonome, possédant sa propre constitution et son gouvernement, rattachée à l’Ouzbékistan. Effectivement, les Karakalpaks ne ressemblent pas aux ouzbeks. Ils ont des visages plus kazakhs et possèdent leur propre langue. Ils sont les principales victimes de la catastrophe de la mer d’Aral qui constitue une grande partie de leur territoire.
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
_Slide_MenuImage/images/rss.gif)
Commentaires
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire