Premier stop Arslanbob, la ville des noix
Du samedi 5 au dimanche 6 décembre 2009
Notre première étape est Arslanbob, après un rapide passage par Ozgon pour découvrir son minaret sous les chutes de neige. La majorité des habitants de notre ville étape est ouzbek, dû au découpage « arbitraire » des frontières par Staline dans la région du Fergana. La ville connaît de grands écarts de température et en février le thermomètre peut descendre jusqu’à -50°C. En été et en septembre on peut faire nombre de randonnée à pied et à cheval. La ville est surtout connue pour ses forêt de noix, parmi les plus vastes du monde.
Nous sommes attendus par un des coordinateurs locaux du CBT (Community Based Tourism), un réseau d’écotourisme monté par une ONG suisse qui met en relation voyageurs individuels avec des familles qui souhaitent les accueillir le temps de leur séjour dans chaque village kirghize d’importance. C’est pour l’instant une des meilleurs initiatives touristiques que l’on est vu. On doit être autour des -5° et donc, les chambres sont gelées. Nous dormirons dans une pièce commune sur des shyrdaks, les tapis locaux, juste à côté d’un poêle. Nous apercevons des jeux équestres et nous ferons une petite marche en montagne vers la cascade du village.
Le lendemain, nous prenons notre petit déjeuner dans la pièce principale de la maison. La grand-mère est train de filer le coton avec une quenouille, c’est hypnotisant… Vivi est invitée à filer le coton à son tour. Les gestes sont simples et répétitifs, mais demandent dextérité et concentration. Le chauffeur n’arrive pas à démarrer la voiture, la nuit a été trop froide. Pendant que sa batterie se recharge, Tom en profite pour accepter l’invitation des enfants de faire un peu de luge. Vivi demande l’autorisation de filmer la grand-mère en train de filer son coton. Moment magique.
Nous reprenons la route avec plus de deux heures de retard. Farad notre sympathique chauffeur nous pose des questions avec les quelques mots de français qu’il possède. En Asie centrale, nous sommes un couple marié, cela évite les interrogations, même si personne ne comprend pourquoi nous n’avons pas d’enfant. Farad nous demande comment s’est passé notre mariage, combien d’invité, ce qu’on a mangé, est-ce que les gens ont dansé…!
Notre journée de voiture nous emmène en hauteur, à plus de 3800m d’altitude lors du passage de deux cols. La route entre Och et Bichkek est aussi magique que dangereuse. Ici, contrairement à la France, 10 cm de neige ne changent rien à la conduite suicidaire des « pilotes » automobile. La route est plus ou moins déneigée, et les carcasses accidentées de voitures et de camion parsèment les bords de la route de tout coté, le tout, sous des bourrasques de neige qui zigzaguent au ras de la chaussée. Ici quand on met sa ceinture, pas de souci, les gens ne font pas de réflexions comme en Ouzbékistan : « tu as peur, tu n’aimes pas ma conduite !! »
Arrivés à Bichkek, à la guesthouse du cousin de Danyar, nous laissons comme pourboire à notre chauffeur notre guide franco-russe. En effet, il aimerait apprendre le français et semble très motivé ! Il nous dit qu’il parlera français quand on reviendra et nous invite dans sa famille à notre prochain passage !
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