Mind the Gap!
Du vendredi 1er au 16 janvier 2010
Après une bonne semaine au pieu à cause d’une foutue grippe, nous pointons enfin le bout de notre nez à l’extérieur…
Première chose aller déposer un colis à la poste. Faire un colis ici, prend une demi-journée facilement. Tout d’abord, il faut trouver un tailor qui vous façonne votre colis sur mesure. C’est tout un art ici. Pas de carton pré-mesuré, on vient avec ses affaires à envoyer et on vous coud un joli sac de toile tout autour. Parfois, des poinçons de cire sont ajoutés pour en sceller les coutures. Ensuite, il faut se rendre à la poste centrale et remplir des déclaration de douane puis les coller sur son joli colis avant que celui-ci ne soit accepté, mais attention, les colis ne peuvent s’envoyer que pendant des heures bien spécifiques, en général le matin et jusqu’à 13 heures. Mieux vaut le savoir pour ne pas faire d’aller-retour pour rien !
Deuxième chose, se casser d’ici ! Dehli est une ville agréable, mais après trois semaines, on aspire à autre chose et surtout à plus de chaleur, car à Delhi, il fait trop froid ! Depuis notre arrivée, la température dégringole, au point que l’on en remet les manteaux d’Asie centrale. Partout dans la rue et sur les toits, les gens allument de petits feux autour desquels ils viennent se réchauffer. Direction la gare pour l’achat de deux billets de train en direction du Sud. Mumbai, soit Bombay sera notre première étape au dessus des 30°C, les vrais tropiques!
Troisième chose, faire nos dernières visites. Le Lotus Temple, lieu de culte de la foi bahá’íe et le temple Akshardham, nouveau temple construit à l’occasion des Commonwealth Games. Beaucoup de chantiers sont à l’œuvre dans Delhi en raison de ces jeux, la réussite de ces chantiers semble importante pour l’image de la ville. Les deux temples se trouvent à l’écart du centre. On nous a fortement conseillé leur visite au soleil couchant. On attrape un auto-rickshaw et nous voilà devant le Lotus Temple. Son nom lui vient de son architecture en forme de fleur de lotus. Nous y sommes accueillis par des occidentaux. Aucun bruit ne doit être fait dans l’enceinte du bâtiment. Les idées de cette foi sont des plus nobles, mais le lieu est complètement aseptisé et froid. Elle se veut accueillir tous les disciples de toutes les religions, sans faire de différence dans les cultes de chacun, en proclamant une tolérance universelle.
Notre seconde visite au soleil couchant, le lendemain, est celle du temple Akshardham. Ce dernier est la preuve de la maîtrise actuelle indienne des savoirs-faire ancestraux. C’est un peu comme si en Europe, nous voulions reconstruire une cathédrale gothique… Le résultat est impressionnant. Le spectacle nocturne de mise en lumière des fontaines est aussi d’intérêt. Nous reviendrons vers Paharganj Main Bazar, notre quartier de résidence en empruntant le métro bondé. Plusieurs lignes de métros toutes récentes font parties des chantiers liés aux jeux.
Quatrième chose, s’offrir un repas à l’occidentale. Après un premier écart au McDo où nous avons été surpris par le McVeg, mais surtout par toutes les déclinaisons de ChickenBurger (pour mémo, les indiens ne mangent pas de viande en général), nous voilà donc à chercher un Pizza Hut. Il n’y a vraiment qu’à l’étranger qu’on a des envies pareils !!! Pâtes pour Vivi et pizza bien huileuse pour Tom. L’addition est elle des plus salée. Plus de doute, mieux vaut définitivement manger local. Mais avouons que manger non épicé et sans sauce, ça change un peu. Il faut dire qu’à part la cuisine indienne, on ne trouve pas facilement d’autres spécialités culinaires, mais si celle-ci est très variée.
Enfin, nous traversons toute la ville pour aller à la rencontre de Chloé, une amie de Joëlle et Damien, afin de lui remettre un livre emprunté en Asie centrale que Joëlle reprendra avant son retour en Europe. Chloé travaille dans une agence de tourisme qui propose des séjours en Royal Enfield, la célèbre moto indienne. Le plus drôle est qu’elle a trouvé ce poste via l’ANPE, comme quoi, il ne faut jamais désespérer ! Enchantée par son expérience, elle nous conte sa vie d’expatriée et les possibilités d’évolution de son job. Il est clair qu’elle n’aurait jamais pu avoir dans l’hexagone l’opportunité qu’elle a ici. Les entreprises y étant bien souvent frileuses de laisser s’exprimer des jeunes à leur juste valeur.
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