La Banana Pancake Highway
Du vendredi 29 janvier au jeudi 4 février 2010
Nous quittons Bombay pour Goa avec Michaël. Le train part à 7h55. Un espagnol partage notre taxi. Il se dirige aussi sur Goa mais continue jusqu’au terminus de Margao. Nous avons opté pour le Nord et descendons en gare de Thivim pour rejoindre la plage d’Arambol. Le trajet dure plusieurs heures. Deux pains et des petits gâteaux de la « bakery » de Mumbai nous servent d’encas.
Le train avance lentement et nous laisse le temps d’apprécier le paysage de la Konkan Coast, beaucoup plus vert que dans le Nord. Nos voisins du dessus sont russes. Vivi entame la conversation. C’est l’occasion de vérifier que nous avons toujours en mémoire nos quelques mots appris en Asie centrale. Deux indiens viennent nous accoster. Ils n’osent pas nous demander directement de nous prendre en photo.
Arambol n’est pas bien grande. Deux plages, un centre ville, une rue principale. La rue est une succession sans fin de commerces, surtout des magasins de fringues à destination des vacanciers. Côté plage on y croise surtout des touristes, côté ville, plutôt des indiens en lunghi. Après plus de 4 mois de voyage, nous n’avons jamais vu autant de blancs au mètre carré, et notre première réaction est presque la fuite, mais dépasser cette unique rue où l’on se rend assez peu, le site est reposant. Même si Goa ne représente pas l’Inde pour nous, c’est un lieu agréable.
Le monde est petit on le savait, mais cela se vérifie encore plus en Inde. Nous recroisons Johanna que nous avions rencontrée à Mumbai. Sa mère et sa sœur Jessica sont venues la rejoindre pendant son tour du monde et avant son départ pour le Cambodge ; une dizaine de jours au soleil (dire qu’il fait -10°C en Suède!!!).
La sortie hebdomadaire du coin, c’est le marché aux puces d’Anjuna. Nous logeons dans un ensemble de hutte sur pilotis au bord de la plage. Nos voisins, Nathalie et Sébastien, nous demandent si nous souhaitons partager un taxi pour aller voir à quoi cela ressemble. Ce marché a été crée par des hippies pour des hippies il y a une trentaine d’année. Aujourd’hui, tous les commerçants indiens s’y retrouvent et y gonflent leurs prix. Le discours est le même partout : « Hello my friend, Good price, no business today. How much do you want to pay »!
Deux petites filles viennent rejoindre leur maman qui vend des tissus sur le marché. L’une d’entre elles vient de se blesser au pied sur la plage avec un morceau de verre. Ici, pas de trousse de premier secours, pas de secouriste. Une touriste propose un pansement trop petit pour la plaie, mais c’est déjà ça. Nous commandons un verre de rhum en guise de désinfectant. Il n’y a pas de docteur à moins de 10 km et au prix que nous a coûté une consultation à Delhi, il est vraisemblable que la plaie ne sera jamais examinée.
Sur la carte des restaurants de plage, on trouve en plus des traditionnels plats végétariens et du chicken, des poissons et des fruits de mer. Paradoxalement, la nourriture indienne n’est pas de grande qualité à Goa. Les plats en général sont occidentalisés. En dessert, on trouve un « Hello to the queen », coupe glacée avec deux boules vanille, sauce chocolat, morceaux de banane et brisure de cookies, et le fameux pancake à la banane et même au nutella. Pour la majorité des vacanciers qui ne sortiront pas de cet état, Goa est une parenthèse en Inde, voire un lieu hors du temps et de l’Inde.
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Enfin ,du nouveau! MERCI!!!!!!!!!!!!!Encore des photos!!!please!