Cap au Sud

Couleur

Du mercredi 24 au vendredi 26 février 2010

Nous prenons un train local en gare de Pernem. Sur le quai nous rencontrons Antoine un français avec qui nous échangeons paroles et bouquins. Il remonte sur Bombay rejoindre sa copine qui y fait un stage à l’Alliance Française. Il nous raconte ses aventures en Inde dont son périple en vélo indien (assez lourd) qui lui a fait suivre toute la côte de Mumbai à Goa.

En Inde, portes et fenêtres des trains restent le plus souvent ouvertes. C’est agréable de pouvoir s’asseoir sur le pas de la porte et de regarder le paysage défiler. Images de cartes postale, images qu’on se faisait du pays avant d’y arriver. Mais au delà de cette liberté agréable pour nous simple voyageur, cela révèle surtout que les gens sont responsables d’eux-mêmes ici, la compagnie des trains déclinant toute responsabilité en cas de chute éventuelle. Les accidents sont malheureusement fréquents quand les trains sont bondés.

Stop à Margao le temps d’un changement pour Gokarna. Cet arrêt de plus de trois heures nous laisse le temps d’aller manger en ville. Nous nous attablons dans un bistrot à l’atmosphère coloniale qui semble avoir conservé son âme portugaise d’antan. Il est trop tôt pour déjeuner, peu importe, nous commandons un petit-déj ! Midi étant arrivé, nous le faisons suivre d’un « chicken fried rice », un plat qui ne déçoit pratiquement jamais. Vivi joue la gourmande et commande un dessert, une spécialité de Goa, un flan, le bebinca. Le thé est délicieux et l’ambiance nonchalante.

Nous arrivons en gare de Gokarna Road. De nombreux auto-rickshaw nous proposent toutes sortes de prix extravagants en direction de Om Beach, notre destination. Vivi interpelle deux occidentaux pour leur proposer de partager un véhicule. En route, Eric nous dit qu’il est arrivé il y a à peine trois semaines des Alpes. Sa compagne de voyage, qu’il a rencontré dans le train est grecque et ne vient que pour quelques heures en repérage d’une plage où séjourner les prochains jours. Eric va rejoindre de la famille dans un hébergement de luxe.

Nous nous trouvons une petite chambre au bord de l’eau pour moins de trois euros. On aura jamais été aussi proches des vagues. L’endroit est simple, la douche rustique, mais le propriétaire est sympathique et propose de la bonne cuisine. Les vaches sont ici plus nerveuses et sportives qu’à Arambol et effectuent de spectaculaires courses poursuites.

Un sentier le long de la côte permet de rejoindre des plages inaccessibles par la route. Le long de ce sentier, quelques huttes perdues au milieu de nulle part. Paradise beach est l’une d’elles mais ne nous fait pas l’effet escompter. Un panneau y interdit la baignade! Nous décidons de prendre un bateau pour aller voir à quoi ressemble la ville de Gokarna. Beaucoup disent que cette ville à conserver une atmosphère typique très rurale et religieuse.

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